6 ans et j'ai toujours du mal a cerner le processus.
On sait que le Japon fonctionne par groupe, les amis font partie de ces groupes rarement de l'exterieur.
Petit recapitulatif de mes groupes et amities nipponnes.
A Osaka, les seuls contacts que j'ai garde sont des etudiants etrangers avec qui j'etais en cours ou dans le meme programme, et 2 japonais etudiants en francais.
A Miyazaki, mes amies sont mes anciennes eleves ou des participants etrangers au meme programme (JET) que moi.
A Tokyo, les francais du forum lejapon.org apres multitudes de rencontres, anciens JETs, ou ancien de la fac (meme cours de japonais que moi). 2 japonais: un ancien collegue de Jules et son epouse.
A Fukuoka, un ami japonais de Jules et une ancienne JET americaine.
C'est plutot light tout ca malgre mes 300 "amis" sur Facebook. (helas 0 sur Fukuoka)
De quel groupe fais-je partie en ce moment?
Le boulot? J'y comptais au debut, surtout avec des filles de mon age, mais il y a comme un probleme d'incompatibilite on dirait. On peut pas etre ami avec tout le monde hein!
Alors avec Jules, on essaye de sortir plus, participer au maximum au cafe des amis le vendredi soir a l'Institut franco-japonais avec des japonais parlant tres bien francais pour la majorite. Helas les fois ou nous y sommes alles, j'ai l'impression que des que la session se termine, tout le monde repart dans son monde. Jules a beau eu invite a manger une jolie infirmiere et moi, un grand suedois, ils avaient deja mange...
J'aimerais eviter les clubs de mamies a la gym du coin, ou les petites filles dans une ecole de danse. J'essaye de me rapprocher des francophones (ben oui, y a un besoin tout de meme des fois de passer une bonne soiree avec des personnes qui rigolent aux memes blagues, qui comprennent les references francaises etc...)
Y a encore du chemin.
Je ne developperais pas trop non plus sur ce que je pense sur la position sociale (dans l'entreprise). L'influence que ca a sur l'attirance des gens les uns envers les autres.
Mais pour faire simple, j'ai le sentiment que les gens s'interessaient beaucoup plus a ma petite personne lorsque j'avais le prefixe Sensei a mon nom (professeur). Bonne ou mauvaise chose, sans commentaire.
Pour eviter tout mal entendu sur ce blog, je precise que je ne suis pas en train de faire un melodrame "Je n'ai pas d'amis" mais une constatation du relationnel japonais: pas de groupe, peu de relation. Je dois me montrer patiente dans ma nouvelle vie a Fukuoka et prendre le temps de me creer un nouveau cercle d'amitie et de connaissance. Heureusement pour moi skype, et les mails existent pour rester en contact avec les amis de toujours helas loin, mais dommage que la teleportation n'existe pas encore car le besoin de soirees avec mes amis me manquent, ca c'est sur.